«J’aplatis mon imagination sur une photo»

C’est ce que Mario Gilbert alias D-Eye dit de son travail. Entrer dans l’univers de D-Eye c’est assurément pénétrer dans un monde peuplé de légende caraïbes, d’aliénation séculaire (positive ou négative) dont est issu le photographe. Amoureux de l’irrévérence comme de la folie talentueuse et tortueuse d’un Dali. Rio questionne la société dans laquelle il est issu avec causticité, humour et justesse. Dans sa seconde «exposition An Palèt Fanm» (Campus Caraïbéen des Arts» janvier 2013), il détourne les canons de beauté féminin et les plonge dans un migan de contes et légendes telluriques et cosmiques.

Sa récente exposition collective «souffle d’art» dans laquelle il détourne des oeuvres de peintres classiques au profit des contradictions de la société antillaise a eu un vif succès en Martinique et il la produira prochainement au mois de Mai à la Guadeloupe ,pour l’inauguration du Mémorial ACTe en présence du président de la république Française ,François Hollande.

D-Eye c’est un regard avant gardiste sur la mode. Amateur des propositions esthétiques de David Lachapelle, pour qui il avoue une grande admiration, D-Eye propose depuis plusieurs années maintenant une alternative intéressante aux codes modernes de la Mode.

Il collabore avec des magazines Antillo-Guyanais PILIBO, CREOLA, des agences de communication PUBLIDOM, PUBLICIS KARIBEA , des médias FRANCE TELEVISION MARTINIQUE,et des marques HAIR STAR. Directeur artistique et Co-Fondateur du magazine arty-mode MWA (magazine à paraître très bientôt), le photographe peut donner libre court à sa vision de la mode du 21ème (voir du 22ème) millénaire.

C’est aussi en tant que Directeur Artistique qu’il s’occupe du Hors série Mode mood Mode by Créola. Aujourd’hui, sujet d’anathèmes et de professions de foi, Mario Gilbert ne laisse pas indifférent.

Son travail suscite querelle des anciens et des modernes, remplissant par la même un des contrats que Baudelaire assigne à l’art:»L’artiste, le vrai artiste, le vrai poète, ne doit peindre que selon ce qu’il voit et ce qu’il sent. Il doit être réellement fidèle à sa propre nature.»